Marketing politique : quelles techniques de recherche de fonds ?

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Marketing politique : quelles techniques de recherche de fonds ?

« Prospection et fidélisation des donateurs : comment innover ? » C’était le thème, cette année, du séminaire de recherche de fonds, organisé par Ethika pour le compte de l’Association Swissfundraising.

Lorsqu’il s’agit d’innovation, tous les conseils sont bons à prendre, particulièrement s’ils proviennent de professionnels tels que Me Charles C. Adams Jr., Co-directeur de la récolte de fonds mondiale pour la campagne de Barack Obama auprès des Américains expatriés.

Avocat d’affaires basé à Genève, spécialiste des contentieux internationaux, Me Adams est doté d’une expérience de plus de 35 ans en droit international, faisant de lui un médiateur hors pair. A ce titre, il fait partie des professionnels qui représentent et défendent les intérêts du Président démocrate. A eux seuls, ces derniers ont permis à Barack Obama de récolter plusieurs centaines de millions de dollars pour sa campagne présidentielle de 2008.

 

Faire appel aux Américains expatriés

« Jusqu’à l’annonce de la candidature de Barack Obama aux élections de 2008, le potentiel financier des Américains expatriés est resté pour ainsi dire inexploité ». Pourtant, ces citoyens, estimés à environ sept millions, représentent une source de soutien non négligeable, comme le relève Charles Adams.

En fondant le Democratic Expatriate Leadership Council, qui a pour but de rassembler, à l’échelle mondiale, les Américains susceptibles d’apporter leur soutien financier à Barack Obama, Charles Adams se positionne en tant qu’atout majeur de la campagne de recherche de fonds du démocrate. Les conseils avisés de l’avocat ont permis au candidat de bénéficier du soutien de milliers d’Américains, établis outre-Atlantique. « En Europe, où le nombre de résidents américains est estimé à environ un million, plusieurs millions de dollars peuvent être récoltés », indique Me Adams.

 

Les  «Major Donors » : une approche particulière

Les techniques habituelles de recherche de fonds, généralement utilisées pour toucher un nombre conséquent de petits donateurs, s’avèrent inefficace lorsqu’il s’agit de mettre à contribution les « major donors ». Attirer ces individus aux moyens financiers élevés, nécessite la mise en place de concepts exclusifs et personnalisés, tels que des « soirées fundraising ».

« Les riches Américains sont friands de ce genre de soirées, où une personnalité sert de catalyseur », relève Me Adams. « A Genève, en une seule soirée, il est possible de récolter plusieurs centaines de milliers de dollars », ajoute-t-il. En septembre 2008, près de 40 invités ont accepté de débourser 10’000 dollars pour participer à la soirée qu’il avait organisée à son domicile, en présence du célèbre acteur George Clooney. Cet événement aura permis, à lui seul, de rassembler une somme considérable en faveur du prétendant à la Maison-Blanche.

Cette année, Charles Adams a réitéré cette heureuse expérience, en conviant ses compatriotes à une soirée exclusive autour de Jim Messina, Directeur général de la campagne pour la réélection de Barack Obama. « La soirée s’est déroulée en deux temps », indique Me Adams. « Une réception a eu lieu à mon domicile, réunissant environ 60 supporters, dont la contribution s’est élevée à $ 500. Puis, un dîner privatif à $ 2’500, a été organisé au restaurant Papon, en vieille ville. » Cette collecte de fonds s’est avérée fructueuse : son objectif a été atteint, au plus grand bonheur du candidat démocrate.

 

Genève : un lieu stratégique pour la recherche de fonds

Le score des collectes de fonds dirigées par Charles Adams à Genève, a été salué par le Président en personne. Dans le cadre d’une visite à la Maison-Blanche, Me Adams a été remercié par Barack Obama pour son engagement.

Le caractère impressionnant des montants récoltés est d’autant plus notable qu’ils ne proviennent que de contributions personnelles. Comme le relève Charles Adams, « il est légalement interdit aux entreprises de soutenir des campagnes individuelles. Par contre, elles peuvent tout à fait contribuer au financement de campagnes environnementales ou autres, mises en place par des organisations à but non lucratif. »

A titre d’exemple, « Genève compte environ 6’000 résidents américains », indique l’avocat, « tandis que Londres en compte près de 250’000. » Récemment, une soirée a été organisée à Londres chez l’actrice Gwyneth Paltrow, dont le score était à peine deux fois et demie plus élevé que le résultat affiché par la dernière soirée genevoise de Me Adams. « Proportionnellement, les montants récoltés à Genève sont très positifs », conclut l’avocat.

Genève représente un lieu privilégié en termes de recherche de fonds, où le concept des « soirées fundraising » a très certainement un bel avenir. Charles Adams organisera prochainement une nouvelle soirée de ce type, en faveur de Tim Kaine, ancien gouverneur et actuel candidat au Sénat de l’Etat de Virginie.

Bien que la participation à de tels événements implique de débourser une somme conséquente, les invités doivent également être en mesure de prouver qu’ils sont Américains. Dans le cas contraire, impossible pour eux de soutenir la campagne d’Obama ou de Kaine, peu importe le prix qu’ils sont prêts à payer.

Il va sans dire que le listing de Me Adams, contenant les coordonnées des personnes cibles à inviter aux « soirées fundraising », vaut une réelle fortune. La campagne de recherche de fonds menée actuellement par le camp démocrate, atteindra sans doute le montant impressionnant estimé nécessaire à la réinvestiture de Barack Obama.

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