Ethique : les ONG dernières gardiennes des valeurs morales ?

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Ethique : les ONG dernières gardiennes des valeurs morales ?

En cette période de crise, la notion d’éthique est au centre des débats. Cette crise financière aura eu pour conséquence d’entamer une réflexion sur la « finance durable », l’éthique et la gouvernance des entreprises.

Plus que jamais, on attend des ONG, ou du secteur « non marchand » en général, qu’il assure ce que le secteur économique semble avoir perdu : des règles morales et des valeurs. Aujourd’hui le public espère des organisations actives dans les secteurs humanitaire, social et environnemental, un code de conduite sans faille.

Les ONG ont bien compris, depuis quelques années, la nécessité de rassurer leurs parties prenantes, notamment les donateurs, en garantissant la transparence.

Ainsi, en juin 2006, [1]onze organisations internationales se sont dotées d’une charte de responsabilité. En signant ce code de bonne conduite, elles se sont engagées à remplir certains critères en termes de gestion de projet, communication sur leurs activités et gestion des dons. En endossant cette charte, ces organisations cherchent ainsi à garantir la transparence à leurs différents publics et à consolider leur confiance (pour accéder à la charte : http://www.oxfamsol.be/fr/IMG/pdf/INGO_Accountability_Charter.pdf)

[1] ActionAid International, Amnesty International, CIVICUS World Alliance for Citizen Participation, Consumers International, Greenpeace International, Oxfam International, International Save The Children Alliance, Survival International, International Federation Terre des Hommes, Transparency International et World YWCA.

Et les organisations en Suisse ?

La Fondation Terre des Hommes par exemple s’est dotée de principes éthiques en lien avec la recherche de fonds. Il s’agit d’un code déontologique permettant de faciliter la prise de décisions de Terre des Hommes dans les choix de collaboration avec le milieu économique, les donateurs institutionnels et les mécènes.

Celui-ci mentionne notamment, que les dons en provenance d’activités illégales sont refusés, ou que les décisions de partenariats avec des entreprises est prise en référence à une liste de critères précis. Pour en savoir plus :

(télécharger le document)

Médecins sans Frontières (MSF) (www.msf.ch) va même jusqu’à ne pas utiliser des fonds gouvernementaux ou institutionnels pour ses activités dans des pays où le conflit est très politique, tels que par exemple la Somalie ou l’Irak. « Nous n’affectons que des dons en provenance de nos donateurs privés sur ces conflits, ce qui nous permet de conserver notre indépendance et notre force» explique Laurent Sauveur, responsable de la recherche de fonds à MSF Suisse. « La répartition des contributions annuelles nous le permet, car nous sommes financés à 89% par des dons privés et seulement à 11% par des fonds institutionnels » ajoute-t-il.

Quant à la Fondation Théodora (www.theodora.org), elle a développé une charte éthique liée à plusieurs de ses publics, lui permettant d’accomplir sa mission en observant des principes à l’égard des enfants hospitalisés, du corps médical, des entreprises sponsors et partenaires, des « docteurs rêves »….

Brèves

Le prochain séminaire fundraising, organisé par Ethika pour le compte de l’association Swissfundraising (www.swissfundraising.org), aura lieu cette année à Lausanne (Hôtel Alpha-Palmiers, à deux minutes de la gare), les jeudi 1 et vendredi 2 octobre 2009.

Axée sur les nouvelles technologies, cette rencontre offrira aux participants la possibilité de suivre, à choix, trois ateliers différents et de participer à un cours intensif d’une journée. Les thématiques abordées seront notamment les partenariats avec les entreprises, Internet, le « phonemarketing », la gestion de bases de données ou la stratégie d’une communication performante…

Inscription dès avril 2009 sur www.swissfundraising.org.